Mes pratiques | 7 actions clés en marketing
Sommaire
1. Comprendre l’environnement de l’entreprise (Audit)

Il est important pour moi, de démarrer l’analyse par une cartographie de l’écosystème de l’entreprise, à la fois macro et microéconomique, pour avoir une bonne vision d’ensemble claire.
L’approche macro, tout d’abord, avec l’analyse PESTEL, consiste à regarder ce qui se passe à plus grande échelle — comme les lois, l’économie ou les évolutions sociétales — afin de repérer les grands changements, les opportunités à saisir et les risques à anticiper.
Quant à l’approche micro, elle s’appuie sur l’analyse des « 5 forces » de Porter. Elle vise à observer la dynamique du secteur d’activité à plus petite échelle : clients, fournisseurs, concurrents et entrants potentiels, pour comprendre comment ils interagissent et quels sont les rapports de force qui se nouent au quotidien.
2. Etude de marché : analyse de l’offre et de la demande
En général, le marché n’est jamais figé. En ce sens, mener une étude est une démarche continue et indispensable pour identifier les clients de l’entreprise, évaluer les tailles de marché, anticiper les tendances et surveiller la concurrence.
L’étude de marché permet ainsi de répondre à quelques-unes de ces questions :
– Qui sont nos clients ?
– Quelles sont les tendances et les évolutions du secteur ?
– Quelle est la taille de notre marché ?
– Qui sont nos concurrents en ligne et hors ligne ?
A titre d’exemple : j’ai mené en 2018 une étude de marché approfondie sur les offres de formation liées à la conformité RGPD en France métropolitaine, en présentiel et en e-learning. L’enjeu était de décrypter les attentes réelles des organismes publics et privés, notamment au niveau de la nature de leurs besoins en formation (sensibilisation globale au RGPD ou formation du DPO), leurs préférences de formats ainsi que le budget à investir. Grâce aux informations collectées, une offre de formation RGPD alignée sur leurs attentes a pu être mise en place et proposée par l’agence.
Parcourez ici un extrait de cette étude de marché sur les formations RGPD. Cliquez pour zoomer.
3. Révéler la personnalité de la marque
L’identité d’une marque repose sur les éléments qui permettent son identification au premier coup d’œil, c’est-à-dire ses couleurs, son logo, son design, sa ligne éditoriale, et les valeurs centrales qu’elle défend.
Lors d’un projet pour un atelier design d’ébénisterie, j’ai par exemple collaboré à la refonte de l’identité visuelle de la marque, en m’appuyant notamment sur l’histoire de l’entreprise. Ainsi, j’ai pu constater que le bleu nuit et le gris clair étaient deux couleurs présentes dès la création de l’atelier. Elles faisaient partie intégrante de l’ADN de la marque. Nous devions donc conserver ces coloris. Cependant, ceci pour dynamiser la palette de couleurs : il manquait une troisième couleur plus vive et plus chaleureuse que les deux autres, capable de symboliser à la fois l’excellence des métiers d’Art et la noblesse du bois brut, massif. Le choix du jaune « Or » est alors apparu comme une évidence. Résultats : la nouvelle charte a été immédiatement adoptée, sur tous les supports de communication.

4. Fixer le cap et définir des objectifs SMART

La matrice S.W.O.T. est un outil d’analyse incontournable. En effet, lors du lancement de tout projet, elle permet, d’une part, d’auditer en interne les forces et faiblesses de l’organisation. Dans un second temps, elle sert à détecter dans l’environnement externe les opportunités à saisir et les menaces à anticiper. Cette démarche rigoureuse est la clé pour positionner l’entreprise, se démarquer de la concurrence et fixer de nouveaux objectifs SMART : spécifiques, réalistes, atteignables et mesurables dans le temps.
5. Créer des personas (Ciblage)
Afin de créer une stratégie de communication efficace, il est indispensable de savoir à qui l’on s’adresse. Dans cette optique, je pars de l’étape de création de personas (soit en me l’imaginant, soit en rédigeant son portrait) avant de créer un support de communication quel qu’il soit. Il s’agit de se mettre à la place de notre « client idéal » et de comprendre en profondeur qui il est : quelles sont ses attentes, ses besoins, ce qu’il ressent, mais aussi quelles sont ses aspirations, ses craintes et ses contraintes au quotidien ? Analyser ses motivations d’achat, ses freins ou ses frustrations permet d’adapter la communication, de faire passer le bon message, capable de susciter l’intérêt du lecteur.

6. Mix-marketing et plan d’action
« Pas d’action sans direction ». Définir le mix-marketing en amont (produit, prix, distribution, communication) est une étape essentielle pour poser des bases solides. Cela permet ensuite d’élaborer un plan d’action opérationnel. Celui-ci détaille la méthode : comment, quand, avec quel budget et qui fait quoi (calendrier, canaux de diffusion, suivi des KPI). Il traduit les idées stratégiques en étapes concrètes, ancrées dans la réalité.
7. Chartes éditoriale et graphique
Les chartes éditoriale et graphique sont à mes yeux les gardiennes de l’identité de la marque. Elles garantissent une parfaite cohérence sur l’ensemble des supports de communication.
1. La charte graphique définit l’univers visuel : en m’appuyant sur l’ADN de l’entreprise, nous veillons à sélectionner, par exemple, les couleurs et les typographies qui traduisent les valeurs de la marque. Puis il s’agit de fixer les règles d’utilisation précises (tailles, marges, déclinaisons sur les différents supports de communication).
2. La charte éditoriale aligne le discours : de la définition des personas à la création d’un guide de rédaction, jusqu’à la mise en place d’un calendrier de publication pour anticiper nos prises de parole, elle s’avère complète et efficiente.
Découvrez ici un extrait de la charte éditoriale « Blune » créée en 2018. Cliquez pour zoomer.
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